Effets nocifs de l'orthodontie classique: un exemple chez l'adulte
Dans Orthodontie chez l'adulte, nous mettions en garde contre les traitements menés tardivement. Voici un exemple de ces désastres programmés.
Pascal a suivi un traitement d'orthodontie, hélas classique, incluant les extractions de huit dents saines. Aujourd'hui, ses problèmes sont loin d'être réglés. Il raconte:
"J'ai suivi de 14 à 16 ans un traitement d'orthodontie qui m'a privé de mes quatre prémolaires et de mes quatre dents de sagesse au prétexte que ma mâchoire était trop étroite. Quelques années plus tard, j'ai consulté plusieurs spécialistes pour des problèmes de fatigue chronique avant d'aboutir chez une dentiste énergéticienne qui a rééquilibré mon occlusion en employant des gouttières pour rehausser mes molaires. Le traitement a duré deux ans.
Aujourd'hui je m'inquiète car ma mâchoire est légèrement assymétrique et j'ai l'articulation qui craque quand j'ouvre et ferme la mâchoire. De plus, j'ai toujours ce problème de fatigue chronique.
Un orthodontiste consulté récemment m'a dit que le problème d'asymétrie pouvait être corrigé en mastiquant plus à gauche (j'ai apparemment pris l'habitude de mastiquer plus à droite). Il semblerait que l'on ne puisse rien pour mes problèmes de craquements de mâchoire et de fatigue chronique".
Pascal conclut, un peu alarmé:
"Même si les craquements ne sont pas douloureux, ils sont relativement gênants et j'ai peur qu'ils n'empirent à long terme. Peut-on encore faire quelque chose ?"
Analyse du problème
Le cas de Pascal est hélas l'illustration des dégâts occasionnés par l'orthodontie classique. L'encombrement dont il souffrait à l'âge de 14 ans a simplement été masqué et non traité par l'extraction des huit dents saines qu'il a subi. Plus grave, les extractions ont fixé l'étroitesse des mâchoires au lieu d'y remédier en stimulant l'expansion de l'os par un traitement fonctionnel approprié (pour cela il aurait fallu intervenir bien avant l'âge de 14 ans). Les extractions ne sont jamais une solution car elles ne traitent rien. On lira à ce sujet un autre exemple dans Extractions en orthodontie : extraire n'est pas guérir (sur le site Holodent).
Le traitement tardif qu'a subi Pascal a forcé sa mâchoire à prendre une position non physiologique, légèrement asymétrique, génératrice d'une dysfonction de l'articulation des mâchoires (ou ATM) qui n'a fait que s'aggraver au fil du temps et se traduit dans son cas par des craquements. L'ATM et l'occlusion ont une énorme incidence sur la posture qui se vrille dès lors que la mâchoire du bas n'est pas en position symétrique. Les chaînes musculaires du corps se contracturent pour s'adapter, consommant une grande quantité d'énergie qui finit par conduire à une fatigue chronique. Plus encore, dans le cas de Pascal, l'étroitesse du palais (non traitée mais seulement masquée par les extractions) est probablement la cause d'une respiration insuffisante (le palais est aussi le plancher des fosses nasales) avec pour conséquence une sous oxygénation, un mauvais sommeil qui se traduit par une fatigue chronique.
Voir à ce sujet les extraits en ligne du livre Orthodontie, halte au massacre : les dégâts de la respiration buccale sur la santé et Apnée du sommeil, le risque mortel.
"J'ai suivi de 14 à 16 ans un traitement d'orthodontie qui m'a privé de mes quatre prémolaires et de mes quatre dents de sagesse au prétexte que ma mâchoire était trop étroite. Quelques années plus tard, j'ai consulté plusieurs spécialistes pour des problèmes de fatigue chronique avant d'aboutir chez une dentiste énergéticienne qui a rééquilibré mon occlusion en employant des gouttières pour rehausser mes molaires. Le traitement a duré deux ans.
Aujourd'hui je m'inquiète car ma mâchoire est légèrement assymétrique et j'ai l'articulation qui craque quand j'ouvre et ferme la mâchoire. De plus, j'ai toujours ce problème de fatigue chronique.
Un orthodontiste consulté récemment m'a dit que le problème d'asymétrie pouvait être corrigé en mastiquant plus à gauche (j'ai apparemment pris l'habitude de mastiquer plus à droite). Il semblerait que l'on ne puisse rien pour mes problèmes de craquements de mâchoire et de fatigue chronique".
Pascal conclut, un peu alarmé:
"Même si les craquements ne sont pas douloureux, ils sont relativement gênants et j'ai peur qu'ils n'empirent à long terme. Peut-on encore faire quelque chose ?"
Analyse du problème
Le cas de Pascal est hélas l'illustration des dégâts occasionnés par l'orthodontie classique. L'encombrement dont il souffrait à l'âge de 14 ans a simplement été masqué et non traité par l'extraction des huit dents saines qu'il a subi. Plus grave, les extractions ont fixé l'étroitesse des mâchoires au lieu d'y remédier en stimulant l'expansion de l'os par un traitement fonctionnel approprié (pour cela il aurait fallu intervenir bien avant l'âge de 14 ans). Les extractions ne sont jamais une solution car elles ne traitent rien. On lira à ce sujet un autre exemple dans Extractions en orthodontie : extraire n'est pas guérir (sur le site Holodent).
Le traitement tardif qu'a subi Pascal a forcé sa mâchoire à prendre une position non physiologique, légèrement asymétrique, génératrice d'une dysfonction de l'articulation des mâchoires (ou ATM) qui n'a fait que s'aggraver au fil du temps et se traduit dans son cas par des craquements. L'ATM et l'occlusion ont une énorme incidence sur la posture qui se vrille dès lors que la mâchoire du bas n'est pas en position symétrique. Les chaînes musculaires du corps se contracturent pour s'adapter, consommant une grande quantité d'énergie qui finit par conduire à une fatigue chronique. Plus encore, dans le cas de Pascal, l'étroitesse du palais (non traitée mais seulement masquée par les extractions) est probablement la cause d'une respiration insuffisante (le palais est aussi le plancher des fosses nasales) avec pour conséquence une sous oxygénation, un mauvais sommeil qui se traduit par une fatigue chronique.
Voir à ce sujet les extraits en ligne du livre Orthodontie, halte au massacre : les dégâts de la respiration buccale sur la santé et Apnée du sommeil, le risque mortel.
Que faire ?
Le premier traitement n'a agit que sur la hauteur d'occlusion en rehaussant les molaires. Cela peut être approprié mais à l'évidence insuffisant dans le cas de Pascal. C'est sur la largeur des mâchoires qu'il faut agir pour remédier à l'occlusion défectueuse. En effet, il n'y pas de hasard à mastiquer toujours du même côté: on utilise spontanément le côté le plus confortable, ce qui signifie que l'occlusion n'est pas équilibrée.
Ce qu'on peut conseiller à Pascal, c'est de reprendre un traitement d'orthodontie, mais fonctionnel, cette fois. C'est à dire un traitement qui travaille dans le sens de la physiologie du corps, sans bagues mais avec des appareillages amovibles, en se préoccupant de vérifier et éduquer si besoin la respiration qui se fait probablement par la bouche. Si le manque d'expansion n'est pas trop important, un tel traitement pourra le rattraper car il existe, même chez l'adulte, un potentiel de croissance osseuse résiduel qui peut suffire dans bien des cas. Si l'étroitesse des mâchoires est en revanche trop prononcée, seule une solution chirurgicale peut la corriger.
Le premier traitement n'a agit que sur la hauteur d'occlusion en rehaussant les molaires. Cela peut être approprié mais à l'évidence insuffisant dans le cas de Pascal. C'est sur la largeur des mâchoires qu'il faut agir pour remédier à l'occlusion défectueuse. En effet, il n'y pas de hasard à mastiquer toujours du même côté: on utilise spontanément le côté le plus confortable, ce qui signifie que l'occlusion n'est pas équilibrée.
Ce qu'on peut conseiller à Pascal, c'est de reprendre un traitement d'orthodontie, mais fonctionnel, cette fois. C'est à dire un traitement qui travaille dans le sens de la physiologie du corps, sans bagues mais avec des appareillages amovibles, en se préoccupant de vérifier et éduquer si besoin la respiration qui se fait probablement par la bouche. Si le manque d'expansion n'est pas trop important, un tel traitement pourra le rattraper car il existe, même chez l'adulte, un potentiel de croissance osseuse résiduel qui peut suffire dans bien des cas. Si l'étroitesse des mâchoires est en revanche trop prononcée, seule une solution chirurgicale peut la corriger.
Toutes les pistes de traitements alternatifs sans bagues ni extractions sont détaillés dans Orthodontie, halte au massacre (chapitre 30).
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22 Mai 2008 à 19:09 dans
- Témoignages


