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ORTHODONTIE dangers

Les problèmes de mâchoires peuvent-ils venir de ce qu'on a porté un appareil d'orthodontie ?

"Les problèmes de mâchoires peuvent-ils venir de ce qu'on a porté un appareil d'orthodontie ?" telle est la question posée par Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse dans le cadre de l'émission Bonjour Docteur sur France Télévision.

problèmes de mâchoires et appareil d'orthodontie

Le Dr Dominique Deffrennes, chirurgien plasticien et maxillo-facial à l’hôpital Lariboisière (Paris), donne la réponse suivante :

"L'orthodontiste n'est absolument pas responsable des problèmes de malformation qui peuvent apparaître qui sont des problèmes de croissance et non pas des problèmes dentaires à proprement parler".

D'après ce chirurgien plasticien, l'orthodontiste n'aurait donc aucune action, bonne ou mauvaise au demeurant, sur la croissance des mâchoires qui est, on le déduit des propos du Dr Deffrennes, hors de son champ d'action.

Le Dr Deffrennes nous explique donc que la croissance des mâchoires est génétique et que l'orthodontiste n'est absolument pour rien si, en fin de croissance ou de traitement, le patient se retrouve avec la mâchoire mal positionnée, trop ou trop peu développée.

 

Les problèmes de mâchoires peuvent-ils venir d'un appareil d'orthodontie

Interrogé sur l'opportunité d'éviter les traitements ortho-chirurgicaux des mâchoires par des traitements précoces, le Dr Deffrennes explique, avec le sourire mais sans rire, qu'il faut attendre l'âge de "8-10 ans pour avoir un traitement orthodontique efficace".

Ainsi, pour ce professionnel de la chirurgie, agir sur la croissance des mâchoires est tout simplement impossible puisqu'à 10 ans on arrive en fin de croissance et qu'il est déjà trop tard pour remédier à un palais trop étroit ou pour développer une mâchoire petite et en retrait.

D'après le Dr Deffrennes, le rôle de l'orthodontiste se limite à agir (tardivement) sur les dents, tandis que le chirurgien s'occupe si nécessaire des mâchoires.

Et l'orthopédie dento-faciale, docteur ?

 

Le Dr Deffrennes prêche pour sa paroisse : la chirurgie orthognathique est un traitement certes efficace mais très lourd pour le patient et non dénué d'effets secondaires, en particulier sur l'articulation des mâchoires.

Ce que le Dr Deffrennes ne nous dit pas, c'est que les patients qu'il opère quotidiennement auraient pu être traités en orthopédie dento-faciale (différente de l'orthodontie) et éviter ainsi la chirurgie à l'âge adulte.


En effet, alors que l'orthodontie n'agit que sur les dents, l'orthopédie dento-faciale agit sur la croissance des mâchoires qu'elle a le pouvoir de développer, à condition d'intervenir durant la phase de croissance, c'est à dire le plus tôt possible.

Le Dr Deffrennes peut-il l'ignorer ?

L'orthopédie dento-faciale est de la compétence de l'orthodontiste qui doit dépister et corriger le plus tôt possible les anomalies de croissance et de positionnement des mâchoires. Beaucoup l'oublient, hélas et les propos du Dr Deffrennes risquent de conforter les parents dans l'idée qu'on ne peut rien faire pour leur enfant, sinon attendre patiemment la chirurgie à l'âge adulte ou les extractions de dents saines à l'adolescence, forme atténuée de chirurgie.

Or, on peut agir et il faut agir dès le plus jeune âge.

Les traitements d'orthopédie dento-faciale et d'orthodontie fonctionnelle possibles chez l'enfant sont détaillés dans
Orthodontie, halte au massacre

 
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Orthodontie, les dérives ne sont pas toujours où on croit

 

orthodontie les derives ne sont pas toujours ou on croit
 
Orthodontie, les dérives ne sont pas toujours où on croit

En France, sur les quelques 600 000 enfants et adolescents soignés en orthodontie, 80 % d'entre eux le sont par des orthodontistes spécialistes qualifiés. Ceci implique que la grande majorité d'entre eux se voit appliquer le traitement d'orthodontie standard, c'est à dire tardif (après 12 ans) et mutilant (avec extractions de prémolaires et/ou de dents de sagesse). Les dérives liées à ces traitements d'orthodontie classiques sont largement exposées sur ce site et dans le livre Orthodontie, halte au massacre.

En revanche, ce qu'on sait moins c'est qu'en orthodontie, les dérives ne sont pas toujours où on croit. Les 20% d'enfants qui ne sont pas traités par des spécialistes qualifiés, le sont par des dentistes. Tout dentiste est habilité à proposer un traitement d'orthodontie car l'orthodontie n'est pas une exclusivité réservée au seul spécialiste. Beaucoup de ces dentistes ont suivi une formation sérieuse en orthodontie fonctionnelle et sont tout à fait à même de mener un traitement d'orthodontie. Cependant, le problème peut se poser avec certains.

Si l'orthodontiste qualifié à tendance à attendre trop pour proposer des traitements mutilants une fois la croissance terminée, certains dentistes proposent parfois des méthodes peu efficaces qui conduisent au même résultat que l'attentisme : gaspiller les précieuses années de croissance pour se retrouver à terme avec des problèmes non résolus et qui ne pourront plus l'être.

C'est par exemple le cas lorsqu'un dentiste propose un dispositif que l'enfant ne porte pas ou n'utilise pas comme il le devrait, par exemple un activateur fonctionnel qui exige pour être efficace de pratiquer des exercices que l'enfant ne fait pas ou que les parents ne supervisent pas. Ainsi les années passent, la croissance se poursuit et la malocclusion perdure. Si un tel appareil ne fait pas de mal, il ne fait pas de bien non plus et, la croissance terminée, il faudra se résoudre à extraire des dents saines ou à passer par la chirurgie.

Il s'agit là d'une perte de temps qui s'assimile à une forme de dérive. Tout appareil d'orthodontie doit être non seulement sans effets secondaires mais également efficace. Chez un enfant, les résultats doivent être d'autant plus probants que la croissance démultiplie les effets du traitement. Tout dispositif n'ayant provoqué aucune amélioration au bout de six mois doit être considéré comme inefficace ou inadapté à l'enfant et impose de changer de méthode.

Il est très important que les parents se montrent vigilants et exigeants sur ce point, faute d'avoir de très mauvaises surprises quelques années plus tard, au moment où il est hélas trop tard.
 

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