Orthodontie et déficience posturale

Le cas où la mandibule se décale sur le côté (photo ci-contre) est de loin le plus problématique car se crée alors une asymétrie posturale avec, par exemple, une contraction de l'épaule du côté de la déviation.Autre facteur de déficience posturale, la langue, quand elle est en position basse, par exemple chez le respirateur buccal, entraîne un affaissement de toute la posture. C'est le syndrôme glossoptotique caractérisé par l'enfoncement du thorax, des genoux qui rentrent et des pieds plats.
Chez certains enfants, les troubles de la posture sont extrêmes, au point qu'on parle du syndrome de déficience posturale ou syndrome de déficience proprioceptive. Avant d'instaurer chez le déficient postural un traitement par semelles ou par prismes, il faut d'abord commencer par traiter l'origine du problème en traitant la malocclusion et la position de la langue. En effet, rien ne sert de caler en bas (c'est à dire au niveau des pieds) si le problème vient du haut, c'est à dire de l'occlusion et de la langue.
Bien évidemment, un traitement par bagues est contre-indiqué. car, trop brutal, il ne ferait qu'aggraver la déficience posturale. On optera pour un traitement d'orthodontie fonctionnelle avec des forces douces et progressives. Consulter un dentiste ou un orthodontiste qui prenne en compte la posture, par orthodontie posturale, est évidemment un plus. La nécessité de porter prismes ou semelles devra être réévaluée après traitement et seulement après que les facteurs bucco-dentaires aient été éliminés. Dans de nombreux cas, on constatera que le port de semelles ou de prismes n'est plus nécessaire.
Les mécanismes d'action de la langue et de l'occlusion sur la posture, ainsi que les traitements fonctionnels chez l'enfant et chez l'adulte sont détaillés dans Orthodontie, halte au massacre
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15 Novembre 2009 à 10:48 dans
- Général


Nous croisons tous les jours des enfants appareillés avec des dispositifs métalliques fixés sur les dents appelés attaches ou plus communément "bagues". Il est commun d'entendre parler dans notre entourage plus ou moins proche d'extractions de dents saines pour "faire de la place" comme on dit
Lorsqu'ils apprennent que leur fille va devoir subir une lourde chirurgie des mâchoires ou chirurgie orthognathique, les parents de Léa sont effondrés. Les spécialistes consultés qui suivent pourtant la fillette depuis ses huit ans n'ont rien vu, rien signalé. Comment est-ce possible ?




Trouver un orthodontiste qui applique les méthodes d'orthodontie alternative fonctionnelle décrites dans Orthodontie, halte au massacre, n'est pas évident pour les raisons exposées dans
En orthodontie, ce sont ceux qui en portent le plus qui en boivent le plus. Comprenez que les adolescents qui sont les plus concernés par les traitements d'orthodontie par bagues sont également les plus gros consommateurs de boissons acides et sucrées.


La disgrâce vient d'une lèvre du bas en retrait par rapport à celle du haut et surtout d'un menton fuyant insuffisamment développé pour pouvoir soutenir les chairs. Résultat : la peau du cou pend et fait des plis.
Une fois la croissance terminée (c'est à dire passé l'âge de 9 ans), il n'est plus possible de remédier à un double menton inesthétique que par la chirurgie (photo ci-contre).
Cela signifie que les incisives du bas et aussi le menton sont très en retrait par rapport aux dents de la mâchoire supérieure. Il s'agit d'une rétrognathie ou hypodéveloppement de la mâchoire du bas (ou mandibule). Un menton trop effacé n'est pas très esthétique et prédispose au double menton. Plus grave, il prédispose à la redoutable apnée du sommeil. Comme la croissance des mâchoires est quasiment terminée, le traitement orthodontique ne peut plus développer la mandibule pour réduire le décalage avec la mâchoire du haut (ou maxillaire) et le problème de rétrognathie ne pourra plus être réglé, sauf à passer par la chirurgie des mâchoires ou chirurgie orthognathique.
La présence d'une canine incluse dans le maxillaire est le signe d'un palais trop étroit qui est lui-même à l'origine des deux problèmes précédents, avec comme conséquence probable une mauvaise respiration et ses effets sur la 


Composés d'un double système de bagues (scellées à la mâchoire du haut et du bas), reliés entre eux par un bras destiné à propulser la mandibule, ces dispositifs se révèlent redoutablement encombrants et inconfortables. Le système de tiges solidaires des bagues qui composent le système propulseur blesse les joues quand il ne les déchire pas, provoquant des blessures importantes. Le dispositif joue le rôle d'un carcan qui force la mandibule dans une position inhabituelle, ce qui provoque des tensions musculaires et articulaires. Pour couronner le tout, le patient ne peut même pas retirer l'appareil et doit endurer cette torture 24 heures sur 24. Quant à la mastication, elle est évidemment entravée, voire rendue impossible par l'appareillage, ce qui est tout de même ennuyeux quand on revendique une action fonctionnelle dont le but est précisément de rétablir les fonctions et non de les perturber davantage.

Les bagues ou attaches collées sur les dents créent des dommages irréversibles : caries, colorations indélébiles, déchaussement, destruction des racines par rhizalyse, et ceci même si l'hygiène est bonne.